Jour X – Tenir, malgrĂ© tout đŸ”„

Je ne sais pas si cette journée était difficile ou juste différente.

Ce que je sais, c’est que c’était la premiĂšre oĂč mon corps et mon cerveau ont compris que quelque chose avait changĂ©. Et j’ai fait ce que j’ai pu pour suivre.


La matinĂ©e 🧠

La matinée a été longue. Pas insurmontable, mais dense.
Ce mal de tĂȘte — pas vraiment douloureux, juste omniprĂ©sent — me rappelait toutes les dix minutes ce que j’avais dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter. Une prĂ©sence fantĂŽme.
Je me surprenais Ă  vĂ©rifier l’heure plus souvent que d’habitude, comme si le temps allait accĂ©lĂ©rer par politesse.
MalgrĂ© ça, je tenais debout, fonctionnel, presque disciplinĂ©, avec cette impression Ă©trange d’ĂȘtre lĂ©gĂšrement dĂ©calĂ© du reste du monde.


Le restaurant Ă  volontĂ© đŸœïž

À 12h, j’étais au restaurant Ă  volontĂ© avec des collĂšgues.
Le contraste Ă©tait presque comique : un buffet pensĂ© pour l’excĂšs, et moi, en train de composer l’assiette la plus raisonnable de la salle.
Je voyais les gens revenir avec des montagnes de nourriture, et moi je calculais presque inconsciemment ce qui allait me faire du bien plutĂŽt que du mal.

  • Une entrĂ©e
  • Un plat
  • Une salade de fruits
  • Coca ZĂ©ro (boisson gratuite, mais hors de question d’ajouter du sucre)

Je me suis surpris Ă  observer mes propres gestes, comme si je me regardais de l’extĂ©rieur.
Oui, je me justifie.
Et oui, ce sera un sujet Ă  traiter trĂšs bientĂŽt.


La somnolence de 16h đŸ˜”â€đŸ’«

Vers 16h, j’ai commencĂ© Ă  dĂ©crocher.
Pas physiquement : mentalement. Une sorte de voile. Une incapacité à rester concentré plus de quelques minutes.
Je lisais une phrase, je la relisais, et j’avais l’impression qu’elle glissait sur moi sans s’accrocher.
Pas dramatique, mais objectivement difficile.

À 19h, je prenais des Ricola à l’eucalyptus.
Le simple goût me soulageait, comme un petit ancrage sensoriel.
Ça me rappelait les substituts nicotiniques. Le cerveau adore les illusions, surtout quand elles lui donnent l’impression de retrouver un repùre familier.


Le dĂźner de 20h đŸ„—

À 20h, j’ai regardĂ© mon assiette — sans sauce tomate industrielle — et j’ai ressenti une vraie fiertĂ©.
Une fierté simple, presque enfantine, mais réelle.
Puis une inquiétude :
« Merde
 c’est comme ça que ça va ĂȘtre tous les jours ? »

Finalement, j’ai trouvĂ© du plaisir dans un assaisonnement minimaliste :
huile d’olive + herbes de Provence.
Le parfum m’a surpris, presque rĂ©confortĂ©.
Comme quoi, le cerveau peut rĂ©apprendre, mĂȘme quand il rĂąle au dĂ©but.


Tenir 🎯

Pour l’instant, mon objectif est simple : tenir.
Pas gagner, pas briller, juste tenir.
DĂšs demain, je vais commencer Ă  structurer une stratĂ©gie plus solide pour gĂ©rer l’arrĂȘt.
Je l’amĂ©liorerai au fil des jours, et elle sera publiĂ©e dans la rubrique Explorations du site.


Le site đŸ§©

J’ai aussi beaucoup travaillĂ© sur le site aujourd’hui.
Plus clair, plus propre, plus lisible.
J’ai rĂ©organisĂ© quelques sections, ajustĂ© des dĂ©tails qui me dĂ©rangeaient depuis des jours.
Ce n’est pas encore parfait, mais on s’en approche.

Il y aura des nouveautés pendant plusieurs mois, le temps que le projet prenne sa forme définitive.
C’est un chantier vivant, et quelque part, ça me rassure.


Conclusion ✹

C’était ma journĂ©e.
Une journée imparfaite, mais tenue.
Et pour l’instant, c’est tout ce qui compte.

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